Le vrai coût d'un intérimaire en restauration : de quoi parle-t-on exactement ?
Avant de calculer le coût d'un intérimaire en restauration, il est nécessaire de distinguer le salaire perçu par le salarié du montant réellement facturé à l'entreprise. Le tarif d'une mission d'intérim repose en effet sur plusieurs composantes.
Au salaire brut s'ajoutent des indemnités obligatoires propres au travail temporaire, les charges patronales ainsi que les frais de gestion de l'agence d’intérim. C'est l'ensemble de ces éléments qui détermine le coût final supporté par l'entreprise utilisatrice.
Le salaire brut de base
Le calcul commence par le salaire brut horaire de l’intérimaire. En restauration, son montant dépend du poste, de l’expérience et de la rémunération pratiquée dans l’entreprise pour une fonction équivalente.
Un intérimaire doit en effet percevoir un salaire comparable à celui d’un salarié permanent occupant le même poste.
Prenons l’exemple d’un serveur rémunéré 14 € brut de l’heure pour une mission de 35 heures. Son salaire brut de base s’élève à 490 € :
14 € × 35 heures = 490 € brut
Le salaire brut constitue la base du calcul. Le coût final de la mission dépend ensuite des indemnités propres à l'intérim, des charges sociales et du coefficient de facturation appliqué par l'agence de travail temporaire.
Prendre en compte les primes obligatoires en France : l'IFM et l'ICCP
Le travail temporaire ouvre droit à deux indemnités spécifiques. La première est l'indemnité de fin de mission (IFM), souvent appelée prime de précarité. Elle représente en principe 10 % de la rémunération brute et compense le caractère temporaire du contrat.
La seconde est l'indemnité compensatrice de congés payés (ICCP), également fixée à 10 %, calculée sur la rémunération brute incluant l'IFM.
Même si elles sont versées au salarié à la fin du contrat, ces deux indemnités représentent un coût que l'agence anticipe dès le début de la mission. Elles sont donc intégrées dans le calcul de sa facturation.
Les charges patronales pesant sur le travail temporaire
À ces éléments s'ajoutent les cotisations patronales dues sur la rémunération de l'intérimaire. Comme pour tout contrat de travail, elles financent notamment la protection sociale, l'assurance chômage, la retraite ou les accidents du travail.
Elles sont supportées par l'agence d'intérim, qui reste l'employeur légal du salarié, puis intégrées dans sa facturation.
C'est pourquoi le coût d'un intérimaire est toujours supérieur au seul salaire brut versé.
Comprendre cette construction est indispensable avant d'aborder le calcul du coefficient d'intérim, qui détermine le montant facturé à l'entreprise pour chaque heure de mission.
Comment une agence d'intérim (ETT) calcule-t-elle sa facture ?
Une fois le coût salarial déterminé, l'entreprise de travail temporaire (ETT) applique un coefficient de facturation pour établir le montant qu'elle facture à l'entreprise cliente.
Ce coefficient permet de couvrir l'ensemble des dépenses liées à la mission :
- rémunération de l'intérimaire,
- cotisations sociales,
- indemnités obligatoires,
- frais de recrutement,
- gestion administrative,
- marge commerciale de l’agence.
Il explique pourquoi le prix payé par l'entreprise est supérieur au seul coût du salaire.
Comprendre le coefficient de facturation et le prix d'un intérimaire à l'heure pour une entreprise
Le coefficient de facturation est un multiplicateur appliqué au salaire brut de l'intérimaire pour déterminer le montant facturé à l'entreprise. Il est librement négocié entre l'entreprise de travail temporaire et son client.
En pratique, il se situe souvent entre 1,7 et 2,3 selon le poste, la durée de la mission, le volume confié à l'agence ou encore la difficulté de recrutement.
Ce montant ne correspond donc pas au salaire versé à l'intérimaire. Il couvre l'ensemble des coûts supportés par l'agence pour assurer le recrutement, la gestion du contrat de travail temporaire, l'établissement de la paie et le suivi administratif de la mission.
Mais alors, combien gagne une agence d'intérim sur un intérimaire ?
Il est tentant de considérer que la différence entre le salaire brut et le montant facturé constitue le bénéfice de l'ETT.
En réalité, cette différence finance d'abord les nombreuses dépenses liées au travail temporaire : cotisations patronales, IFM, ICCP, médecine du travail, assurance, gestion administrative, ou encore recrutement des candidats.
La marge réelle de l'agence est donc bien inférieure à l'écart observé entre le salaire de l'intérimaire et le prix facturé à l'entreprise.
En effet, elle varie selon le volume de missions, les coûts de fonctionnement de l'agence d’intérim et les conditions commerciales négociées avec chaque client. C'est pourquoi deux ETT peuvent proposer des coefficients différents pour une mission pourtant similaire.
Cas pratique de calcul : quel est le coût d'un intérimaire pour un employeur ?
Pour mieux comprendre le coût d'un intérimaire en restauration, prenons l'exemple d'un serveur recruté pour une mission de 35 heures, dont le tarif horaire est de 14 € brut de l'heure.
Le salaire brut s'élève à 490 €. À cette rémunération s'ajoutent les indemnités de fin de mission (IFM) et de congés payés (ICCP), ainsi que les cotisations sociales supportées par l'entreprise de travail temporaire.
L'agence applique ensuite son coefficient de facturation afin de couvrir ces coûts, ses frais de recrutement, la gestion du contrat et sa marge.
Avec un coefficient de 2, le coût total facturé à l'entreprise atteint 980 € HT pour la mission, soit 28 € HT par heure travaillée.
Base journalière : 14 € brut/h × 7 heures = 98 € brut
Coût de la mission (5 jours) : 98 € × 5 = 490 € brut
490 € × coefficient de facturation (2)
= 980 € HT facturés à l'entreprise
Cet exemple illustre pourquoi le coût d'un intérimaire est supérieur à son salaire brut. Il ne rémunère pas uniquement le salarié, mais l'ensemble des prestations assurées par l'agence d'intérim, depuis le recrutement jusqu'à la gestion administrative de la mission.
Tableau comparatif coût intérim et CDD ou CDI
À salaire équivalent, le coût d'un intérimaire en restauration diffère de celui d'un CDD ou d'un CDI.
Le choix entre ces contrats ne repose d'ailleurs pas uniquement sur une question de coût.
En effet, le choix entre l'intérim, le CDD et le CDI dépend de plusieurs facteurs :
- le besoin en main-d'œuvre,
- l'évolution de la masse salariale,
- la durée du recrutement
- les perspectives à long terme.
Si l'intérim offre une grande flexibilité et un réel gain de temps, le CDD ou le CDI peuvent s'avérer plus adaptés pour répondre à un besoin durable.
Le tableau suivant met en parallèle les principaux éléments qui composent chaque solution de recrutement. * Sauf cas dans lesquels l’indemnité de fin de contrat n’est pas due.

Rosk : une alternative fiable
Maîtriser le coût d'un intérimaire en restauration ne consiste pas uniquement à comparer des tarifs.
La réactivité, la qualité des profils proposés et la simplicité de gestion ont également un impact sur la performance de votre établissement.
Rosk accompagne les professionnels de la restauration en facilitant le recrutement de personnel qualifié pour des missions ponctuelles ou régulières.
Une solution qui vous permet de gagner du temps, de sécuriser vos recrutements et de mieux anticiper vos besoins.



“Je pense qu'il faut qu'on passe du chef au coach. On a environ une demi-heure, trois quarts d'heure par mois, où il y a une session, que j'aime bien faire en marchant dans le quartier, où on ne va aborder avec la personne aucun truc opérationnel, mais vraiment plus les questions de “comment tu te sens ?” Il faut que la personne ait l'honnêteté de dire comment elle se sent. […] C'est un cadeau pour la personne, de lui dire, c'est trois quarts d'heure par mois où on a le temps de réfléchir un peu à toi et comment tu peux mieux te sentir, progresser et te développer dans cet environnement.”


“J'ai un cas en cuisine, il était commis et à partir du moment où on a dit ça, il a demandé à la chef « Il faut que j'apprenne quoi ? Qu'est-ce que je dois savoir faire ? » Et là, il est sous-chef et ça passe très bien. Il a appris les choses les unes après les autres. Ici, le cadre est clair, le système est clair. On lui dit, si tu sais faire ça, tu es promu. “


“Les commis m’ont dit plusieurs fois, mais c'est super de travailler des légumes comme ça. Déjà, parce que les légumes arrivent complètement bruts. Dans la restauration rapide, les légumes arrivent d’une légumerie, donc, ils sont déjà découpés, lavés, etc. Nous, ils arrivent du champ ! On voit les légumes, on les lave, on les coupe, etc. En salle, il y a pas mal de végétariens chez nous. On sent qu'il y a beaucoup de personnes qui ont quand même réfléchi à toutes ces questions du rapport entre l'alimentation, la santé, la planète, etc. Et quand ils voient une annonce pour Mûre et qu'ils comprennent un peu le projet, ça leur parle.”


“Dans un milieu où nos marges ne sont pas excessives, comment est-ce qu'on fait pour mieux payer nos gars, alors que nous-mêmes, on est de moins en moins rentables ? Je pense qu'aujourd'hui c'est un peu ça notre challenge. C'est ok, on a envie de continuer à faire bien, on a envie de pouvoir payer correctement, on a envie de pouvoir être attractif sur le milieu et sur le marché.”


“Le problème, il n'est pas tant dans le nombre de CV qu'on reçoit, il est peut-être plus dans la qualification. […] On ne va pas forcément rechercher l'expérience. Si demain, c'est quelqu'un qui a de la volonté, qui a de l'endurance, qui est sportif ou autre et qui a de la volonté, qui est adaptable et qui est bienveillante. Si on voit ça d'une manière ou d'une autre sur le CV et en premier appel téléphonique, ça nous suffit pour te mettre en essai. Le travail, tu vas l'apprendre avec nous, il n'y a pas de problème.”


“C'est-à-dire qu'au début, tous nos salariés en salle étaient des temps pleins. Ils étaient tous en 3,5-3,5. Et c'était 3 jours et demi de repos consécutifs. Donc c'est toujours quelque chose qui a été important pour nous : une équipe a son samedi et l'autre a son dimanche.”


“Comment mieux recruter ? La réponse facile, c’est l’argent. Tout le monde dit qu’il faut revaloriser les jobs en restauration en termes financiers. Mais il y a une équation économique à tenir. […] La qualité d'intégration, d'accueil, de comprendre pourquoi les gens sont là, pourquoi ils font ce métier-là, de leur redonner le goût de ça. (…) Il me semble que c’est le plus important”


”On voit toute une nouvelle génération de restaurateurs qui ne viennent pas forcément du monde de la restauration. Ils sont entrepreneurs. Et ils décident d'être entrepreneurs dans la restauration. Avant, ils faisaient des RH, du marketing, de la finance… Tout ça pour dire qu'ils savent accueillir les équipes !”


“Le degré de motivation est en fonction de l'ambiance : quand j'ai un jeune apprenti qui m'appelle au bout de trois mois en disant « ça a bien démarré, mais ça fait trois mois que je ne fais que éplucher des patates », […] il en a ras-le-bol. Donc, il est démotivé.”


“C’est donnant-donnant. C’est-à-dire que, quand tu sents que ton patron, ta patronne te laisse la possibilité de vivre des choses en dehors du travail, je trouve que tu n’abuses pas. J’essaie de faire comprendre aux salariés que la vie n'est pas censée s'arrêter au profit de leur travail, mais qu'ils peuvent vivre les moments importants de leur vie ! Comme des mariages familiaux, des naissances. […] C'est important de faire sentir que tu peux avoir cette liberté-là dans l'entreprise.”


“La coupure, ce n’est pas pour rien que c’est un sujet aujourd’hui. La plupart du temps, tu n’as pas le temps de rentrer chez toi. Au pire, tu vas glander une heure dans ton canapé, puis après, tu retournes travailler.”


“Un chef qui essaye d'insuffler une bonne ambiance, certes de travail, mais tout en restant concentré, avec une ambiance de travail agréable, c'est largement faisable. Je trouve que ça se ressent même à travers la cuisine.”


“Des trucs qui nous paraissaient évidents, comme deux jours de repos consécutifs, ça paraît évident, mais ce n'est pas toujours respecté. Pour être sain dans sa tête, il faut avoir un vrai week-end. Alors effectivement, ce n'est peut-être pas un week-end du vendredi au dimanche, mais juste deux jours de repos consécutifs en dehors du travail, véritablement, c'est essentiel.”
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« Au départ, on leur vendait le truc, on avait envie qu'ils y croient, quasiment comme des investisseurs. On s'est lancé pendant un an dans un marché. On se vendait un peu auprès d'eux, en fait. Je dirais que nos premiers employés, ils ont adhéré à notre histoire. Ils ont vraiment cru en nous. On a eu cette chance qu'ils croient en nous à fond pour nous suivre sur un truc. »


“C'est aussi de se dire, j'ai envie de travailler quelque part où je suis ok avec les valeurs de l'entreprise, je suis ok avec les valeurs du travail. Personnellement, moi, c'est comme ça aussi que je choisis mes jobs. […] Donc, je ne peux qu'être d'accord aussi avec ces nouvelles valeurs qui émergent dans le monde du travail.”


“On a décidé d'investir sur la masse salariale et c'est ça le plus important. […] On a investi sur du personnel pour pouvoir faire en sorte que chaque salarié puisse avoir un planning correct.”


“Je pense que la précipitation sera toujours la plus grosse erreur de recrutement en restauration ou d'ailleurs dans tous les secteurs. […] À chaque fois qu'on ouvre un poste, finalement, il le fallait pour il y a trois jours, le temps de former, d'onboarder, etc.”


“Je préfère d'autant plus travailler avec ces gens-là parce que je trouve que ça montre une vraie passion et il y a un vrai travail et une réelle envie de faire de la restauration.”


“En règle générale, les gens passent une soirée avec le service. C'est le service qui arrive à créer cette proximité, cette chaleur humaine qui font que les gens vont revenir.”


“Pour que des gens assez novices puissent prendre les rênes assez rapidement parce que, recette simple, pas très compliquée. Je trouve que l’apprentissage, ça doit vraiment être au cœur du métier.”


Cette solution me permet de pouvoir équilibrer ma vie pro et ma vie perso grâce à la variété d’établissements. Je peux choisir mes horaires et les sites sur lesquels je travaille.


Ce que j’apprécie c’est la proximité, j’ai la possibilité de parler avec un interlocuteur, je me sens comme à la maison.
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