Contrat d'extra en restauration : les 7 métiers les plus recherchés en 2026

11
February
2026
2
min de lecture
Entre la reprise post-Covid et l’agenda chargé de grands événements en 2026 (salons, festivals, événements d’entreprise), la restauration fait face à des pics d’activité de plus en plus fréquents. Résultat : les contrats d’extra deviennent un levier clé de recrutement.

Voici les 7 métiers les plus recherchés en extra en restauration en 2026 — et comment en profiter.

Pourquoi la demande de contrats d'extra explose dans la restauration ?

En 2026, le contrat d’extra en restauration s’impose comme une réponse incontournable aux fortes tensions de recrutement dans le secteur HCR. Entre la reprise durable de l’activité après la crise sanitaire, la multiplication des événements professionnels et culturels, et des saisons touristiques toujours soutenues, les établissements doivent absorber des pics d’activité de plus en plus fréquents.

Dans le même temps, la restauration reste confrontée à une pénurie structurelle de main-d’œuvre, en particulier sur les postes opérationnels. Les difficultés de recrutement, largement reconnues par les acteurs du secteur, incitent les employeurs à privilégier des formes d’emploi plus flexibles.

Juridiquement encadré comme un CDD d’usage, le contrat en extra permet de renforcer rapidement les équipes lors des coups de feu, de répondre à une hausse ponctuelle de la fréquentation ou de remplacer un salarié absent à court terme. Résultat : le recours aux contrats d’extra s’intensifie, confirmant leur rôle central dans l’organisation du travail.

Top 7 métiers en extra les plus recherchés en restauration

1. Serveur extra : le classique indétrônable

Le serveur en extra reste le métier le plus demandé en restauration. Les missions couvrent le service en salle : mise en place, prise de commandes, service et encaissement.

Ce poste requiert un bon relationnel, de l’endurance et une capacité à gérer le rythme des coups de feu.

Les employeurs privilégient les profils polyvalents et rapidement opérationnels, capables d’intervenir dans différents types d’établissements (brasserie, restaurant, événementiel), notamment en soirée et le week-end.

Bon à savoir :
Aucun diplôme n’est obligatoire pour travailler comme serveur extra en restauration. La motivation, le sens du service et la réactivité sont souvent déterminants.

2. Commis de cuisine extra : renfort derrière les fourneaux

Le commis de cuisine en extra intervient en soutien du chef et de la brigade sur les tâches de préparation : épluchage, découpe, nettoyage et cuissons simples. Ce poste exige rigueur, respect strict des normes d’hygiène et capacité à travailler sous pression, dans un environnement physique exigeant.

Très utilisé en contrat d’extra, ce profil permet aux employeurs de renforcer ponctuellement l’équipe en cuisine lors des services chargés ou des pics d’activité.

Bon à savoir :
Un CAP Cuisine est un atout, mais de nombreux établissements recrutent des commis extras débutants, à condition d’être motivés et opérationnels.

3. Chef de partie extra : expertise culinaire à la demande

Le chef de partie en extra est un cuisinier expérimenté, spécialisé sur un poste précis (saucier, poissonnier, rôtisseur, pâtissier…). En mission ponctuelle, il gère sa partie en autonomie et garantit la qualité des plats servis.

Ce profil est particulièrement recherché en restauration gastronomique et semi-gastronomique, notamment pour des événements ou des remplacements. Les employeurs apprécient la capacité à s’intégrer rapidement dans une brigade et à maintenir un haut niveau d’exigence.

Bon à savoir :
Ce poste nécessite plusieurs années d’expérience en cuisine. Mettre en avant sa spécialité facilite l’accès aux missions en extra.

4. Barman extra : cocktails express en soirée

Le barman en extra prépare et sert les boissons, assure la gestion du bar et participe à l’ambiance lors de services ponctuels, notamment en soirée et en événementiel. Ce poste combine compétences techniques (cocktails, connaissance des boissons) et qualités relationnelles, avec un fort besoin de rapidité et d’organisation.

Les recruteurs recherchent des profils adaptables, capables d’intervenir aussi bien dans un bar d’hôtel que sur des prestations événementielles.

Bon à savoir :
Une formation bartender, ou une expérience en mixologie, est un atout. Les barmen extras polyvalents accèdent plus facilement à des missions régulières.

5. Plongeur extra : soutien indispensable en rush

Le plongeur en extra assure le nettoyage de la vaisselle, des ustensiles et du matériel de cuisine, contribuant directement au bon déroulement du service. Indispensable lors des périodes de forte affluence, ce poste demande rapidité, rigueur et résistance physique.

Pour les employeurs, le recours à un plongeur extra permet de libérer la brigade en cuisine et d’optimiser l’organisation pendant les services intensifs.

Bon à savoir :
Aucune qualification n’est requise pour ce poste. Fiabilité et ponctualité sont les critères clés pour être rappelé régulièrement.

6. Hôte d'accueil extra en hôtellerie-restauration

L’hôte d’accueil en extra assure l’accueil des clients, la gestion des réservations et l’orientation en salle. Ce poste clé en hôtellerie-restauration demande une présentation soignée, un excellent sens du relationnel et une bonne gestion des imprévus, notamment lors des pics d’activité ou des événements.

Dans les zones touristiques, la maîtrise de l’anglais constitue un atout important pour accéder aux missions en contrat d’extra.

Bon à savoir :
Une expérience en relation client ou une formation hôtelière est appréciée. La maîtrise des langues étrangères valorise fortement une candidature.

7. Livreur / traiteur extra : logistique événementielle

Le livreur en extra, souvent rattaché à un traiteur, assure le transport et la livraison des plats lors d’événements (mariages, séminaires, cocktails). Selon les missions, il ou elle peut également participer au dressage ou au service sur place.

Ce poste requiert ponctualité, sens de l’organisation et permis de conduire. Il est particulièrement recherché lors des périodes événementielles intenses.

Bon à savoir :
Disposer d’un véhicule personnel peut faciliter l’accès aux missions. Certains traiteurs mettent toutefois à disposition le matériel de transport nécessaire.

Contrat d'extra : cadre légal et bonnes pratiques HCR

1. Contrat d'usage : qu'est-ce qu'un contrat en extra ?

Le contrat d’extra, aussi appelé CDD d’usage (CDDU), est un type de contrat de travail autorisé dans l’hôtellerie-restauration (HCR), où il est d’usage constant de recourir à des emplois temporaires plutôt qu’au CDI.

En restauration, le contrat d’extra permet d’embaucher un salarié pour une durée courte — quelques heures, une journée ou plusieurs journées consécutives — afin de faire face à un besoin ponctuel : événement exceptionnel, pic d’activité, afflux de clientèle ou renfort temporaire d’équipe.

Contrairement au CDD classique, le CDD d’usage n’impose pas de terme précis à l’avance, mais l’employeur doit être en mesure de justifier le caractère temporaire de la mission. Le recours au contrat d’extra doit ainsi correspondre à une situation concrète et limitée dans le temps, propre à l’activité de l’établissement.

2. Quelle est la durée maximale d'un contrat en extra ?

En restauration, le contrat d’extra (CDD d’usage) est conclu pour des missions courtes et ponctuelles, sans durée maximale fixée par la loi. En revanche, le recours répété à un même salarié pour des fonctions correspondant à un besoin permanent peut entraîner une requalification en CDI.

Comme tout salarié, l’extra bénéficie des règles légales sur le temps de travail. Les heures effectuées au-delà de 35 heures hebdomadaires ouvrent droit à une majoration salariale ou à un repos compensateur, conformément à la convention collective HCR.

3. Avantages, modèle type et texte de loi à connaître 

Pour l’employeur, le contrat d’extra en restauration offre une flexibilité essentielle pour faire face aux pics d’activité sans augmenter durablement les effectifs.

En contrepartie, le non-respect des règles encadrant le CDD d’usage expose à un risque de requalification en CDI, avec des conséquences financières et sociales importantes.

Le cadre juridique du contrat d’extra repose notamment sur :

  • l’article L.1242-2 du Code du travail,
  • l’article D.1242-1 du Code du travail,
  • et l’article 14 de la convention collective nationale des hôtels, cafés et restaurants (HCR).

Bonne pratique : utiliser un modèle de contrat d’extra conforme, mentionnant clairement la nature temporaire de la mission, le contexte de recours et la durée ou la période d’intervention prévue.

Salaire extra en restauration : combien pouvez-vous négocier en 2026 ?

La rémunération d’un extra en restauration varie selon le poste occupé, l’expérience et la localisation de l’établissement. En 2026, le salaire minimum applicable repose sur la grille conventionnelle HCR, dont le niveau I, échelon 1 correspond au SMIC hôtelier, aligné sur le SMIC légal en vigueur.

Dans la pratique, les taux horaires des extras dépassent fréquemment le minimum conventionnel, notamment pour les postes en tension, les missions urgentes, les services en soirée ou le week-end, ainsi que dans les zones touristiques ou les grandes agglomérations.

Voici les fourchettes horaires brutes couramment pratiquées :

À Paris et dans les grandes métropoles, les taux horaires des contrats en extra sont souvent revalorisés : il est courant d’observer 1 à 2 € de plus par heure, selon le poste et la tension du recrutement.


Pensez à vérifier sur votre fiche de paie que les heures supplémentaires effectuées au-delà de 35 heures hebdomadaires sont bien majorées, conformément aux dispositions de la convention collective HCR (notamment une majoration de 10 % pour les premières heures supplémentaires).

Important : le CDD d’usage, utilisé pour les contrats d’extra, n’ouvre généralement pas droit à l’indemnité de précarité de 10 %, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

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Bon à savoir

Gestion des contrat en extra : recruter ou travailler  efficacement

Que vous soyez employeur en quête de renfort ou salarié à la recherche de missions, une bonne organisation simplifie tout.

  • Côté recrutement, publiez des annonces ciblées sur des plateformes spécialisées, telles que Rosk, et constituez un vivier de candidats fiables pour anticiper les coups de feu. 
  • Côté candidat, multipliez vos chances en vous inscrivant sur plusieurs plateformes et en cultivant votre réseau. La polyvalence paie : un serveur sachant aussi travailler au bar décrochera plus de missions.
“Je pense qu'il faut qu'on passe du chef au coach. On a environ une demi-heure, trois quarts d'heure par mois, où il y a une session, que j'aime bien faire en marchant dans le quartier, où on ne va aborder avec la personne aucun truc opérationnel, mais vraiment plus les questions de “comment tu te sens ?” Il faut que la personne ait l'honnêteté de dire comment elle se sent. […] C'est un cadeau pour la personne, de lui dire, c'est trois quarts d'heure par mois où on a le temps de réfléchir un peu à toi et comment tu peux mieux te sentir, progresser et te développer dans cet environnement.”
Bertrand Jelensperger
“J'ai un cas en cuisine, il était commis et à partir du moment où on a dit ça, il a demandé à la chef « Il faut que j'apprenne quoi ? Qu'est-ce que je dois savoir faire ? » Et là, il est sous-chef et ça passe très bien. Il a appris les choses les unes après les autres. Ici, le cadre est clair, le système est clair. On lui dit, si tu sais faire ça, tu es promu. “
Bertrand Jelensperger
“Les commis m’ont dit plusieurs fois, mais c'est super de travailler des légumes comme ça. Déjà, parce que les légumes arrivent complètement bruts. Dans la restauration rapide, les légumes arrivent d’une légumerie, donc, ils sont déjà découpés, lavés, etc. Nous, ils arrivent du champ ! On voit les légumes, on les lave, on les coupe, etc. En salle, il y a pas mal de végétariens chez nous. On sent qu'il y a beaucoup de personnes qui ont quand même réfléchi à toutes ces questions du rapport entre l'alimentation, la santé, la planète, etc. Et quand ils voient une annonce pour Mûre et qu'ils comprennent un peu le projet, ça leur parle.”
Bertrand Jelensperger
“Dans un milieu où nos marges ne sont pas excessives, comment est-ce qu'on fait pour mieux payer nos gars, alors que nous-mêmes, on est de moins en moins rentables ? Je pense qu'aujourd'hui c'est un peu ça notre challenge. C'est ok, on a envie de continuer à faire bien, on a envie de pouvoir payer correctement, on a envie de pouvoir être attractif sur le milieu et sur le marché.”
Annaïg Ferrand
Co-fondatrice et COO d'Ephemera
“Le problème, il n'est pas tant dans le nombre de CV qu'on reçoit, il est peut-être plus dans la qualification. […] On ne va pas forcément rechercher l'expérience. Si demain, c'est quelqu'un qui a de la volonté, qui a de l'endurance, qui est sportif ou autre et qui a de la volonté, qui est adaptable et qui est bienveillante. Si on voit ça d'une manière ou d'une autre sur le CV et en premier appel téléphonique, ça nous suffit pour te mettre en essai. Le travail, tu vas l'apprendre avec nous, il n'y a pas de problème.”
Annaïg Ferrand
Co-fondatrice et COO d'Ephemera
“C'est-à-dire qu'au début, tous nos salariés en salle étaient des temps pleins. Ils étaient tous en 3,5-3,5. Et c'était 3 jours et demi de repos consécutifs. Donc c'est toujours quelque chose qui a été important pour nous : une équipe a son samedi et l'autre a son dimanche.”
Annaïg Ferrand
Co-fondatrice et COO d'Ephemera
“Comment mieux recruter ? La réponse facile, c’est l’argent. Tout le monde dit qu’il faut revaloriser les jobs en restauration en termes financiers. Mais il y a une équation économique à tenir. […] La qualité d'intégration, d'accueil, de comprendre pourquoi les gens sont là, pourquoi ils font ce métier-là, de leur redonner le goût de ça. (…) Il me semble que c’est le plus important”
Nicolas Bergerault
Fondateur de l’Atelier des Chefs
”On voit toute une nouvelle génération de restaurateurs qui ne viennent pas forcément du monde de la restauration. Ils sont entrepreneurs. Et ils décident d'être entrepreneurs dans la restauration. Avant, ils faisaient des RH, du marketing, de la finance… Tout ça pour dire qu'ils savent accueillir les équipes !”
Nicolas Bergerault
Fondateur de l’Atelier des Chefs
“Le degré de motivation est en fonction de l'ambiance : quand j'ai un jeune apprenti qui m'appelle au bout de trois mois en disant « ça a bien démarré, mais ça fait trois mois que je ne fais que éplucher des patates », […] il en a ras-le-bol. Donc, il est démotivé.”
Nicolas Bergerault
Fondateur de l’Atelier des Chefs
“C’est donnant-donnant. C’est-à-dire que, quand tu sents que ton patron, ta patronne te laisse la possibilité de vivre des choses en dehors du travail, je trouve que tu n’abuses pas. J’essaie de faire comprendre aux salariés que la vie n'est pas censée s'arrêter au profit de leur travail, mais qu'ils peuvent vivre les moments importants de leur vie ! Comme des mariages familiaux, des naissances. […] C'est important de faire sentir que tu peux avoir cette liberté-là dans l'entreprise.”
Chloé Charles
“La coupure, ce n’est pas pour rien que c’est un sujet aujourd’hui. La plupart du temps, tu n’as pas le temps de rentrer chez toi. Au pire, tu vas glander une heure dans ton canapé, puis après, tu retournes travailler.”
Chloé Charles
“Un chef qui essaye d'insuffler une bonne ambiance, certes de travail, mais tout en restant concentré, avec une ambiance de travail agréable, c'est largement faisable. Je trouve que ça se ressent même à travers la cuisine.”
Chloé Charles
“Des trucs qui nous paraissaient évidents, comme deux jours de repos consécutifs, ça paraît évident, mais ce n'est pas toujours respecté. Pour être sain dans sa tête, il faut avoir un vrai week-end. Alors effectivement, ce n'est peut-être pas un week-end du vendredi au dimanche, mais juste deux jours de repos consécutifs en dehors du travail, véritablement, c'est essentiel.”
Grégoire
« Au départ, on leur vendait le truc, on avait envie qu'ils y croient, quasiment comme des investisseurs. On s'est lancé pendant un an dans un marché. On se vendait un peu auprès d'eux, en fait. Je dirais que nos premiers employés, ils ont adhéré à notre histoire. Ils ont vraiment cru en nous. On a eu cette chance qu'ils croient en nous à fond pour nous suivre sur un truc. »
Grégoire
“C'est aussi de se dire, j'ai envie de travailler quelque part où je suis ok avec les valeurs de l'entreprise, je suis ok avec les valeurs du travail. Personnellement, moi, c'est comme ça aussi que je choisis mes jobs. […] Donc, je ne peux qu'être d'accord aussi avec ces nouvelles valeurs qui émergent dans le monde du travail.”
Inès El Baba
“On a décidé d'investir sur la masse salariale et c'est ça le plus important. […] On a investi sur du personnel pour pouvoir faire en sorte que chaque salarié puisse avoir un planning correct.”
Inès El Baba
“Je pense que la précipitation sera toujours la plus grosse erreur de recrutement en restauration ou d'ailleurs dans tous les secteurs. […] À chaque fois qu'on ouvre un poste, finalement, il le fallait pour il y a trois jours, le temps de former, d'onboarder, etc.”
Inès El Baba
“Je préfère d'autant plus travailler avec ces gens-là parce que je trouve que ça montre une vraie passion et il y a un vrai travail et une réelle envie de faire de la restauration.”
Jean Covillault
“En règle générale, les gens passent une soirée avec le service. C'est le service qui arrive à créer cette proximité, cette chaleur humaine qui font que les gens vont revenir.”
Jean Covilault
“Pour que des gens assez novices puissent prendre les rênes assez rapidement parce que, recette simple, pas très compliquée. Je trouve que l’apprentissage, ça doit vraiment être au cœur du métier.”
Jean Covillault
Cette solution me permet de pouvoir équilibrer ma vie pro et ma vie perso grâce à la variété d’établissements. Je peux choisir mes horaires et les sites sur lesquels je travaille.
Josepha
Cheffe de rang
Ce que j’apprécie c’est la proximité, j’ai la possibilité de parler avec un interlocuteur, je me sens comme à la maison.
Guylene
Cheffe pâtissière

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