
Le temps, l’argent, la qualité de vie : les trois piliers de l'attractivité
Face à la crise des vocations, Maslow a décidé de poser des bases solides basées sur la clarté et le respect du travail fourni. Pour recruter ses premières équipes, la marque n'a pas hésité à casser les codes en affichant ses grilles salariales en grand et en toute transparence, directement sur les vitrines des restaurants pendant les travaux.
L'objectif ? Rassurer immédiatement les talents sur deux points critiques du secteur : le niveau de rémunération et le respect du temps de travail. Chez Maslow, un chef commence à 2 500 euros pour 39 heures de travail. Surtout, la règle d'or est absolue : chaque minute passée dans l'établissement compte.
« Le truc que je ne veux plus voir dans la restauration, c’est les heures pas payées. C'est le modèle qui doit être remis en cause, pas l'humain qui doit servir de variable d'ajustement. » Julia Chican
Pour garantir cette équité, le groupe s’appuie sur des outils de planification modernes (Combo ou Skello) associés à une pointeuse. Un système simple qui permet d'assurer que toutes les heures travaillées sont intégralement payées.
En finir avec la rigidité : place à l’adaptabilité des plannings
Si de nombreux établissements s’intéressent aujourd’hui à la semaine de 4 jours, Maslow a choisi de pousser la réflexion un cran plus loin en misant sur l’adaptabilité sur-mesure. Plutôt que d'imposer un rythme unique à ses 170 salariés, la direction s'adapte aux besoins et à la vie privée de chacun.
Le mot d’ordre c'est la flexibilité :
“On voulait enlever les coupures et faire 4 jours. Sur un gros resto, c'est possible. Mais ce qu'on offre surtout, c'est l'adaptabilité : certains préfèrent 4 jours intenses, d'autres préfèrent 5 jours avec leur mercredi après-midi.”
Pour fluidifier cette organisation complexe et maintenir un lien direct, les équipes communiquent via WhatsApp à travers des sous-communautés dédiées par restaurant et par métier (cuisine, salle, commandes). Un outil d'une redoutable efficacité opérationnelle, même s'il demande de la vigilance pour préserver le droit au repos de chacun.
Intégration et formation : accompagner le collaborateur dès le premier jour
Un recrutement réussi commence par un parcours d’intégration soigné. Chez Maslow, le processus centralisé via Teamtailor débouche sur un onboarding très immersif. Chaque nouvelle recrue passe sa première journée à tester l'ensemble des postes de l'établissement : du bar à la plonge, en passant par le run et le pass. Une excellente manière de développer l'empathie mutuelle et de comprendre la réalité du terrain, quelle que soit sa fonction future.
Durant le premier mois, un point hebdomadaire est réalisé pour s’assurer de la bonne intégration du collaborateur. Par la suite, la montée en compétences est soutenue par un catalogue riche de 25 formations internes dispensées pendant les heures creuses (gestion des conflits, clôture de caisse, etc.).
Au-delà de la technique, Julia Chican s’implique personnellement en animant deux fois par mois un repas d'intégration avec l’ensemble des nouveaux arrivants. Un moment privilégié pour transmettre la culture de l’entreprise, échanger sur l’écologie et poser les bases des comportements attendus sur le lieu de travail.
Assainir le quotidien et libérer la parole
Prendre soin de la qualité de vie au travail, c'est aussi savoir enlever les irritants du quotidien. Maslow a fait le choix stratégique d'intégrer un responsable maintenance au niveau du siège. Son rôle ? Piloter les réparations en un temps record pour éviter que les équipes sur le terrain ne s'épuisent à travailler avec du matériel défectueux.
Enfin, la sécurité psychologique est au cœur de la philosophie managériale du groupe. La parole a été totalement libérée autour des sujets de harcèlement grâce à la mise en place de référents formés et identifiés.
“On a libéré la parole sur le harcèlement avec des référents formés et mon numéro direct est disponible pour tous.”

Pour ne laisser s'installer aucune micro-toxicité, un entretien individuel (one-to-one) est sanctuarisé chaque mois pour chaque collaborateur. Ce rendez-vous régulier est le capteur essentiel pour déceler le moindre mal-être ou désamorcer un comportement inapproprié avant qu’il ne soit trop tard.
Faire grandir les équipes : la plus belle des victoires
En changeant de paradigme et en osant mettre l'humain au centre de sa performance, Maslow prouve qu'un autre modèle de management est possible et viable en restauration. Voir ses équipes s'épanouir et monter en compétences reste, pour les dirigeants, la plus belle récompense du quotidien.
Mon conseil aux entrepreneurs : n'ayez pas peur de l'humain. C'est tellement gratifiant de voir quelqu'un évoluer, par exemple, de plongeur à chef de partie.
Écoutez l'épisode complet avec Julia Chican
Pour plonger au cœur des coulisses opérationnelles de Maslow et découvrir l'intégralité de ses conseils managériaux, écoutez dès maintenant l’épisode complet du podcast Arrière-Cuisine. Un partage d'expérience indispensable pour tous les managers et restaurateurs qui souhaitent faire évoluer durablement leurs pratiques RH.



“Je pense qu'il faut qu'on passe du chef au coach. On a environ une demi-heure, trois quarts d'heure par mois, où il y a une session, que j'aime bien faire en marchant dans le quartier, où on ne va aborder avec la personne aucun truc opérationnel, mais vraiment plus les questions de “comment tu te sens ?” Il faut que la personne ait l'honnêteté de dire comment elle se sent. […] C'est un cadeau pour la personne, de lui dire, c'est trois quarts d'heure par mois où on a le temps de réfléchir un peu à toi et comment tu peux mieux te sentir, progresser et te développer dans cet environnement.”


“J'ai un cas en cuisine, il était commis et à partir du moment où on a dit ça, il a demandé à la chef « Il faut que j'apprenne quoi ? Qu'est-ce que je dois savoir faire ? » Et là, il est sous-chef et ça passe très bien. Il a appris les choses les unes après les autres. Ici, le cadre est clair, le système est clair. On lui dit, si tu sais faire ça, tu es promu. “


“Les commis m’ont dit plusieurs fois, mais c'est super de travailler des légumes comme ça. Déjà, parce que les légumes arrivent complètement bruts. Dans la restauration rapide, les légumes arrivent d’une légumerie, donc, ils sont déjà découpés, lavés, etc. Nous, ils arrivent du champ ! On voit les légumes, on les lave, on les coupe, etc. En salle, il y a pas mal de végétariens chez nous. On sent qu'il y a beaucoup de personnes qui ont quand même réfléchi à toutes ces questions du rapport entre l'alimentation, la santé, la planète, etc. Et quand ils voient une annonce pour Mûre et qu'ils comprennent un peu le projet, ça leur parle.”


“Dans un milieu où nos marges ne sont pas excessives, comment est-ce qu'on fait pour mieux payer nos gars, alors que nous-mêmes, on est de moins en moins rentables ? Je pense qu'aujourd'hui c'est un peu ça notre challenge. C'est ok, on a envie de continuer à faire bien, on a envie de pouvoir payer correctement, on a envie de pouvoir être attractif sur le milieu et sur le marché.”


“Le problème, il n'est pas tant dans le nombre de CV qu'on reçoit, il est peut-être plus dans la qualification. […] On ne va pas forcément rechercher l'expérience. Si demain, c'est quelqu'un qui a de la volonté, qui a de l'endurance, qui est sportif ou autre et qui a de la volonté, qui est adaptable et qui est bienveillante. Si on voit ça d'une manière ou d'une autre sur le CV et en premier appel téléphonique, ça nous suffit pour te mettre en essai. Le travail, tu vas l'apprendre avec nous, il n'y a pas de problème.”


“C'est-à-dire qu'au début, tous nos salariés en salle étaient des temps pleins. Ils étaient tous en 3,5-3,5. Et c'était 3 jours et demi de repos consécutifs. Donc c'est toujours quelque chose qui a été important pour nous : une équipe a son samedi et l'autre a son dimanche.”


“Comment mieux recruter ? La réponse facile, c’est l’argent. Tout le monde dit qu’il faut revaloriser les jobs en restauration en termes financiers. Mais il y a une équation économique à tenir. […] La qualité d'intégration, d'accueil, de comprendre pourquoi les gens sont là, pourquoi ils font ce métier-là, de leur redonner le goût de ça. (…) Il me semble que c’est le plus important”


”On voit toute une nouvelle génération de restaurateurs qui ne viennent pas forcément du monde de la restauration. Ils sont entrepreneurs. Et ils décident d'être entrepreneurs dans la restauration. Avant, ils faisaient des RH, du marketing, de la finance… Tout ça pour dire qu'ils savent accueillir les équipes !”


“Le degré de motivation est en fonction de l'ambiance : quand j'ai un jeune apprenti qui m'appelle au bout de trois mois en disant « ça a bien démarré, mais ça fait trois mois que je ne fais que éplucher des patates », […] il en a ras-le-bol. Donc, il est démotivé.”


“C’est donnant-donnant. C’est-à-dire que, quand tu sents que ton patron, ta patronne te laisse la possibilité de vivre des choses en dehors du travail, je trouve que tu n’abuses pas. J’essaie de faire comprendre aux salariés que la vie n'est pas censée s'arrêter au profit de leur travail, mais qu'ils peuvent vivre les moments importants de leur vie ! Comme des mariages familiaux, des naissances. […] C'est important de faire sentir que tu peux avoir cette liberté-là dans l'entreprise.”


“La coupure, ce n’est pas pour rien que c’est un sujet aujourd’hui. La plupart du temps, tu n’as pas le temps de rentrer chez toi. Au pire, tu vas glander une heure dans ton canapé, puis après, tu retournes travailler.”


“Un chef qui essaye d'insuffler une bonne ambiance, certes de travail, mais tout en restant concentré, avec une ambiance de travail agréable, c'est largement faisable. Je trouve que ça se ressent même à travers la cuisine.”


“Des trucs qui nous paraissaient évidents, comme deux jours de repos consécutifs, ça paraît évident, mais ce n'est pas toujours respecté. Pour être sain dans sa tête, il faut avoir un vrai week-end. Alors effectivement, ce n'est peut-être pas un week-end du vendredi au dimanche, mais juste deux jours de repos consécutifs en dehors du travail, véritablement, c'est essentiel.”
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« Au départ, on leur vendait le truc, on avait envie qu'ils y croient, quasiment comme des investisseurs. On s'est lancé pendant un an dans un marché. On se vendait un peu auprès d'eux, en fait. Je dirais que nos premiers employés, ils ont adhéré à notre histoire. Ils ont vraiment cru en nous. On a eu cette chance qu'ils croient en nous à fond pour nous suivre sur un truc. »


“C'est aussi de se dire, j'ai envie de travailler quelque part où je suis ok avec les valeurs de l'entreprise, je suis ok avec les valeurs du travail. Personnellement, moi, c'est comme ça aussi que je choisis mes jobs. […] Donc, je ne peux qu'être d'accord aussi avec ces nouvelles valeurs qui émergent dans le monde du travail.”


“On a décidé d'investir sur la masse salariale et c'est ça le plus important. […] On a investi sur du personnel pour pouvoir faire en sorte que chaque salarié puisse avoir un planning correct.”


“Je pense que la précipitation sera toujours la plus grosse erreur de recrutement en restauration ou d'ailleurs dans tous les secteurs. […] À chaque fois qu'on ouvre un poste, finalement, il le fallait pour il y a trois jours, le temps de former, d'onboarder, etc.”


“Je préfère d'autant plus travailler avec ces gens-là parce que je trouve que ça montre une vraie passion et il y a un vrai travail et une réelle envie de faire de la restauration.”


“En règle générale, les gens passent une soirée avec le service. C'est le service qui arrive à créer cette proximité, cette chaleur humaine qui font que les gens vont revenir.”


“Pour que des gens assez novices puissent prendre les rênes assez rapidement parce que, recette simple, pas très compliquée. Je trouve que l’apprentissage, ça doit vraiment être au cœur du métier.”


Cette solution me permet de pouvoir équilibrer ma vie pro et ma vie perso grâce à la variété d’établissements. Je peux choisir mes horaires et les sites sur lesquels je travaille.


Ce que j’apprécie c’est la proximité, j’ai la possibilité de parler avec un interlocuteur, je me sens comme à la maison.
Faites décoller votre carrière en restauration.
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